Une déception nippone
25 mars 2019

Plusieurs amis m’avaient conseillé ce volumineux roman (522 pages) de Ryû Murakami, paru en 1980 au Japon et traduit seize ans plus tard dans notre pays. La quatrième de couverture, alléchante, vantait « une imagination foisonnante évoquant les romans de Gabriel Garcia Marquez ». Eh bien, nous en sommes loin et je me suis bien embêté à la lecture de ce pavé qui relève plus du punk (No future !) que du réalisme magique. Le point de départ était pourtant intéressant : suivre le destin croisé de deux nourrissons abandonnés dans une consigne automatique – l’un devient un voyou féru de saut à la perche, l’autre, plus introverti, une star névrosée de la chanson. Hélas, le style est plat (la faute à la traduction ?). L’imaginaire est pauvre et se complaît dans la crasse, le glauque et le morbide. Et les personnages sont trop excessifs – ou trop caricaturaux – pour provoquer l’adhésion. C’est donc, très largement, du grand n’importe quoi.



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