Douce brûlure
9 septembre 2018

Comme apparemment de nombreux critiques qui l’ont découvert lors du dernier Festival de Cannes, j’ai été bluffé par le dernier film de Lee Chang-dong, Burning, actuellement sur les écrans. Inspiré d’une nouvelle de Murakami, dont il a su conserver les brumes narratives, il associe le meilleur du thriller (avec des scènes de filature qui font écho à Vertigo) et une licence contemplative qui rappelle par moment le cinéma de Kim Ki-duk. Les acteurs sont impeccables et le film offre quelques purs moments de cinéma (je pense en particulier à une séquence où la jeune femme cède au kairos et se met à danser seins nus dans la nuit fraîche d’une campagne où l’on entend, au loin, résonner les hauts-parleurs de la propagande nord-coréenne). Hypnotisant.



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