Parmi les geishas
31 août 2018

Avec son livre Les geishas (Arléa 1988, réédité en 2010), le grand reporter Robert Guillain (1908-1998), qui a passé quarante ans de sa vie en Asie, nous offre une incursion rare dans ce « monde des fleurs et des saules » qui sert de sous-titre à son livre. Ce n’est ni un roman, ni un essai, mais une promenade dans les souvenirs nippons d’un homme qui, sans céder jamais ni à l’exotisme facile ni au didactisme pesant, consent à partager son amour pour ces gardiennes d’une tradition unique en son genre et souvent mal comprise. Les geishas et les maiko que l’on croise au fil de ces souvenirs sont attachantes et le livre fourmille d’anecdotes vécues que l’on se prend à envier tant cet univers nous paraît, à nous, impénétrable.
C’est un monde éphémère et flottant dont un auteur ancien, cité par Guillain, décrit ainsi l’esprit : « Vivre avec le moment, regarder la lune, la neige, les fleurs et les feuilles d’automne, aimer le vin, les femmes et les chants, et se laisser aller dans le courant de la vie comme la gourde creuse qui descend l’eau du fleuve.« 



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