Archive pour septembre 2017
Le meilleur de l’humour juif
25 septembre 2017

Je signale la parution récente, chez Chiflet & Cie, du dernier ouvrage de mon ami Franck Médioni, L’humour juif expliqué à ma mère. Le livre prend la forme d’une anthologie classée selon sept thèmes (« Les Juifs sont juifs », « Dieu est juif », « Ma mère est juif », « L’argent est juif » etc.) et où s’entrecroisent extraits de dialogues, histoires drôles, citations, le tout choisi avec le goût le plus sûr, faisant mouche à chaque fois par les vertus du Witz, cette saillance de l’esprit qui longe les gouffres. On y retrouve bien sûr les stars du genre (il n’y a rien à faire, je ne résiste à aucun des bons mots de Woody Allen !) mais également des noms moins connus et qu’il était temps de découvrir. Chaque chapitre est introduit par Franck himself s’adressant à sa mère, jamais aussi efficace que quand il dégaine son mauvais esprit : « Parfois j’imagine qu’une vie existe sans ma mère et mon milligramme quotidien de Lexomil. Parfois, je pense à fuir, à m’exiler, et m’installer en Terre promise, mener la vie douce et ensoleillée d’un Israélien : cultiver des avocats et tirer sur des Arabes. » Quand on vous dit que c’est drôle !



Dans la tête d’Alan Moore
16 septembre 2017

J’avais déjà évoqué ici toute l’admiration que je vouais à Alan Moore, le plus grand scénariste de romans graphiques de notre époque, à qui, si j’étais académicien suédois et quitte à honorer la contre-culture comme elle a voulu le faire l’année dernière, je décernerais volontiers les Prix Nobel de littérature.
Arte a eu la bonne idée de diffuser une série de huit courtes vignettes où le Maître nous parle de son univers et du monde qui nous entoure.
C’est brillant et c’est encore visible ici.



Nouilles froides à Pyongyang
9 septembre 2017

A l’heure où l’on (re)parle de la Corée du Nord, je me suis plongé avec plaisir dans « Nouilles froides à Pyongyang » (2013) de Jean-Luc Coatalem où l’écrivain-voyageur, dont j’avais beaucoup aimé « La consolation des voyages » (2004), narre par le détail le séjour effectué dans le plus fermé des pays du monde en compagnie d’un dandy lymphatique de ses amis, en se faisant passer pour un agent de voyages à la recherches d’une nouvelle destination à inscrire à son catalogue. Les péripéties des deux compères sont évidemment réjouissantes et tout leur rappelle à quel point le pays vit dans une autre dimension que le reste de la planète. On imagine aisément que, comme eux, devant les situations surréalistes auxquelles ils font face, on passerait nous aussi par tous les sentiments : la stupéfaction, l’amusement, l’agacement, la paranoïa, l’accablement, la tristesse…