Une Parisienne à Lhasa.
18 mai 2014


Alors que je sillonnais le Bhoutan, j’étais muni, livre de circonstance, du « Voyage d’une Parisienne à Lhasa » dans lequel Alexandra David-Néel narre son épopée vers la capitale interdite du Tibet, en 1924. Il y a quelque chose d’extraordinaire à suivre le long et périlleux voyage de cette bourgeoise parisienne et obstinée, dont on ressent à chaque ligne la force de caractère, et qui ne puise l’énergie de cheminer dans d’épouvantables conditions, alors qu’elle a déjà 56 ans, que grâce au défi personnel qu’elle s’est fixé, marrie d’avoir échoué jusqu’alors dans son objectif de rejoindre Lhasa. Accompagnée de son fils adoptif, le lama Yongden, elle est obsédée par la crainte de se faire repérer puis expulser, et devra user de tous les stratagèmes imaginables pour passer incognito. Il y a quelque chose de tintinesque ou de tolkienien dans les aventures de ce duo improbable, qui en fait une lecture très distrayante. Et l’on a envie de s’écrier : en voilà une sacrée bonne femme !



Commentaires
  1. PHILIPPON dit :

    Bonjour, joli témoignage sur cette Parisienne libérée qui préfigure quelque peu le travail d’Hergé 36 ans auparavant. L’on voit que vous orthographiez « Lhasa », plutôt que « Lhassa », une intention délibérée ? J’en profite pour évoquer un courriel envoyé il y a quelques petites semaines sur votre adresse email. Si vous ne l’avez pas reçu, je me permettrai de vous le renvoyer.

    Bonne continuation.

    Thierry Philippon

  2. Sébastien Ortiz dit :

    Merci pour votre commentaire. Je ne crois pas avoir reçu votre message. Pourriez-vous SVP me le renvoyer à : sebastien.ortiz09@gmail.com ? Merci

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