Archive pour février 2014
Delhi Art Fair.
25 février 2014




















Je me suis rendu récemment à New Delhi pour assister à la foire d’art contemporain (Delhi Art Fair), histoire de jauger un peu la création contemporaine indienne dont on parle tant et dont les cotes s’envolent. J’en ai également profité pour aller voir l’exposition consacrée à Subodh Gupta à la National Gallery of Modern Art. Je n’ai pas été déçu, découvrant une grande variété d’oeuvres souvent très audacieuses, totalement en prise avec les problématiques propres à l’Inde et à son insertion dans la mondialisation. Je livre quelques photos prises à cette occasion. Et j’ai adoré l’exposition de Subodh Gupta, dont je ne connaissais pas l’oeuvre peint : des assiettes maculées ou des récipients en fer blanc hyperréalistes sur lesquels jouent des reflets. Sans parler de la majesté de l’immense arbre de métal, aux étranges fruits, qu’il a planté sur les pelouses du musée et dont l’effet est saisissant. Superbe !



Cavanna est mort.
8 février 2014

C’est un peu par hasard que j’ai appris la mort de Cavanna, qui était né la même année que ma grand-mère, en 1923. Je me souviens, en 1988-89, lorsque j’avais 16-17 ans, je dévorais ses livres, notamment son cycle autobiographique : « Les Ritals », « Les Russkoffs », « Bête et méchant », « Les yeux plus grands que le ventre ». Il avait été invité au salon du livre de Toulon. C’était la première fois que j’osais m’approcher d’un auteur vivant. Intimidé, je tenais ses livres – en poche, et parfois achetés d’occasion – sous le bras, et il me dédicaça chacun d’eux sans rechigner, ornant la page d’un petit dessin humoristique. Peu de temps après, j’osai lui écrire, par l’intermédiaire de son éditeur. C’était là aussi la première fois que je prenais la plume pour exprimer mon admiration à un auteur, à un homme qui incarnait pour moi l’essence du chic type. Je crois me souvenir avoir écrit que ses livres m’avaient plu car « ils étaient tellement la vie. » Je ne m’attendais pas à recevoir de réponse. J’en reçus une pourtant, dans une belle enveloppe allongée qui me fut remise par mes parents le jour de mon anniversaire. Toujours au feutre noir, en larges lettres, je me souviens que Cavanna m’avait demandé – à moi !! – de conserver intact l’amour de la littérature et de sa fraîcheur. Je n’ai cessé, cher Cavanna, de suivre à la lettre ton conseil avisé !